Enquête sur les assistants LFI au Parlement européen classée sans suite
Enquête LFI au Parlement européen classée sans suite

L'enquête préliminaire ouverte en 2017 concernant les assistants parlementaires européens de La France Insoumise (LFI) a été classée sans suite, a-t-on appris ce lundi. Le parquet de Paris a décidé de ne pas poursuivre les députés européens du parti de Jean-Luc Mélenchon, faute d'éléments suffisants pour caractériser des infractions.

Des soupçons d'emplois fictifs

Cette enquête visait à déterminer si des assistants parlementaires avaient été rémunérés par le Parlement européen pour des tâches sans lien avec leur mandat, ce qui aurait constitué des emplois fictifs. Les investigations ont porté sur plusieurs députés LFI, dont Manon Aubry et Younous Omarjee, ainsi que sur d'anciens élus.

Une procédure longue et complexe

Ouverte après un signalement de l'Office européen de lutte antifraude (OLAF), l'enquête a duré près de six ans. Les magistrats ont entendu de nombreux témoins et examiné des documents comptables. Au final, ils ont estimé que les preuves n'étaient pas suffisantes pour établir une intention frauduleuse.

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Les avocats de LFI ont salué cette décision, y voyant la confirmation de la régularité de leurs pratiques. De son côté, le parquet n'a pas souhaité commenter. Cette affaire s'ajoute à une série d'enquêtes sur les assistants parlementaires européens, qui ont déjà conduit à des condamnations dans d'autres partis.

Pour LFI, ce classement sans suite met un terme à plusieurs années de soupçons et de polémiques politiques. Le parti avait toujours dénoncé une instrumentalisation de la justice à des fins politiques. Désormais, il espère tourner la page et se concentrer sur les échéances électorales à venir.

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