Ce dimanche 24 mai, la députée écologiste de Paris, Sandrine Rousseau, a estimé qu'il fallait annuler les tournées du chanteur français Patrick Bruel, visé par plusieurs enquêtes pour viols. Selon elle, maintenir ces concerts constitue une « mise en danger » pour les femmes qui travaillent avec lui, notamment les techniciennes, les personnes gérant les lumières, le son, sa loge, ou encore celles qui le maquillent ou le massent avant ou après ses concerts.
Un trouble à l'ordre public
Sur franceinfo, Sandrine Rousseau a déclaré : « C'est un trouble à l'ordre public. Il y aura forcément des féministes qui se mobiliseront. Grâce à elles, MeToo ne s'arrête pas. » Elle a ajouté que cela s'inscrirait dans la protection des risques psychosociaux, rappelant que « dans le droit du travail, la présomption d'innocence n'est pas première, il faut d'abord protéger les autres. »
Des appels multiples à l'annulation
Depuis plusieurs jours, les appels à l'annulation des concerts de Patrick Bruel se multiplient. Une pétition mise en ligne le 22 avril par le collectif Salon Féministe a dépassé les 43 000 signataires. Plusieurs villes comme Paris, Marseille et Brest ont invité le chanteur à renoncer à se produire sur leur territoire. La ville de Liège, en Belgique, a suspendu la citoyenneté d'honneur du chanteur.
Les accusations contre Patrick Bruel
Patrick Bruel, âgé de 67 ans, est visé par plusieurs plaintes pour viol en France, dont celle de l'animatrice télé Flavie Flament, et fait l'objet d'une enquête judiciaire en Belgique pour agression sexuelle. Sandrine Rousseau a salué le courage de Flavie Flament : « Elle prend un risque sur sa réputation, sa notoriété, et pour toutes les autres femmes, et pour cela merci. »
Le chanteur conteste l'ensemble des faits qui lui sont reprochés, affirmant n'avoir « jamais forcé » une femme à des relations sexuelles. Il reste présumé innocent dans le cadre de ces procédures.



