Un refus d’obtempérer qui tourne à la course-poursuite
Mercredi 20 mai, aux alentours de 10 h 30, les policiers municipaux de Prades-le-Lez, dans l’Hérault, procédaient à un contrôle routier près de la source du Lez. Leur attention s’est portée sur une Peugeot 206. Mais le conducteur, un jeune homme de 19 ans originaire de la commune, a refusé d’obtempérer et a pris la fuite.
Les agents municipaux ont pris en chasse le véhicule jusqu’à la sortie de la ville, avant de donner l’alerte. Les gendarmes de la brigade de Saint-Gély-du-Fesc ont alors pris le relais. Avertisseurs sonores et lumineux enclenchés, ils sont parvenus à se porter à la hauteur du fuyard et lui ont intimé l’ordre de se garer. En vain.
Une impasse fatale pour le fuyard
Le conducteur a poursuivi sa route en direction de Montpellier, via le rond-point des Cévennes. Mais sous la pression, il a commis une erreur en s’engageant dans une impasse, où il s’est retrouvé bloqué. Seul à bord, il a alors tenté de s’enfuir à pied, mais a rapidement été interpellé par les militaires.
Âgé de 19 ans et domicilié à Prades-le-Lez, il a été placé en garde à vue. Les enquêteurs lui reprochent un refus d’obtempérer ainsi que le transport de substances psychotropes. Dans sa voiture, les gendarmes ont en effet saisi une bonbonne de protoxyde d’azote, un gaz utilisé comme stupéfiant.
Une convocation devant la justice en 2027
À l’issue de son audition, le jeune homme a été remis en liberté, mais il devra répondre de ses actes devant la justice. Il est convoqué le 16 février 2027 devant le tribunal judiciaire de Montpellier, dans le cadre d’une comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité (CRPC), doublée d’une convocation par officier de police judiciaire.
Cette affaire illustre les risques liés aux refus d’obtempérer, qui mettent en danger les forces de l’ordre et les autres usagers de la route. Les autorités rappellent l’importance de se soumettre aux contrôles routiers.



