Trois individus, deux hommes et une femme, seront jugés à partir de mercredi 10 juin devant la cour d’assises de l’Hérault à Montpellier pour le meurtre de Steven Apfelbaum, survenu le 20 avril 2022 à Espondeilhan. Ils répondent respectivement d’assassinat, de complicité d’assassinat et de non-dénonciation de crime. Le verdict est attendu vendredi 12 juin en fin de journée.
Un différend pour une dette de stupéfiants
Le mobile du crime serait une dette d’un gramme de cocaïne. Jonathan C., le principal accusé, encourt la réclusion criminelle à perpétuité pour assassinat. Il aurait infligé une cinquantaine de coups de couteau à la victime, avant de l’achever à coups de pierre à la tête. Anthony T., poursuivi pour complicité, aurait accompagné l’assassin présumé pour aller chercher la victime et la tuer. Élodie C., accusée de non-dénonciation de crime, n’aurait rien fait pour empêcher les faits.
Le déroulement des faits
L’affaire débute le 22 avril 2022 lorsque le père de Steven Apfelbaum, 34 ans, signale sa disparition à la gendarmerie de Pézenas. Le lendemain, Anthony T., un ami de la victime, contacte les militaires et se présente comme témoin du meurtre. Il livre l’identité du tueur et explique que le différend portait sur de la cocaïne. Les images de vidéosurveillance confirment que Jonathan C. et la victime circulaient ensemble le jour du drame.
Le 28 avril 2022, les trois suspects sont placés en garde à vue. Jonathan C. indique l’emplacement du corps, près de chalets abandonnés à Espondeilhan. La victime avait les pieds et les poings liés, et une pierre ensanglantée avec des cheveux est retrouvée sur place. L’autopsie révèle une cinquantaine de plaies à l’arme blanche sur le haut du corps, ainsi que des traces de coups et de défense. Le corps avait été transporté depuis le domicile de Jonathan C. et achevé en pleine nature. Des vêtements calcinés sont découverts sur une aire de pique-nique voisine, et deux couteaux ayant servi aux faits sont retrouvés dans la Thongue.
Un milieu marqué par la toxicomanie et les fragilités psychologiques
Les enquêteurs soulignent que les protagonistes évoluent dans un milieu de toxicomanes et de personnes souffrant de troubles psychiatriques. La victime elle-même présentait des troubles psychiatriques, selon son père. Jonathan C., connu pour ses propres troubles et sa consommation de cocaïne, a reconnu avoir porté de très nombreux coups de couteau sans s’en rendre compte, avant d’achever sa victime alors qu’elle était à l’agonie.
Le procès se tiendra du 10 au 12 juin. Anthony T. et Élodie C., placés sous contrôle judiciaire, se présenteront libres devant la cour. Jonathan C., incarcéré depuis mai 2025 après une période de liberté, comparaîtra détenu.



