Le tribunal de Nîmes a relaxé ce mardi 9 juin l'influenceur Jeremstar, poursuivi pour avoir perturbé une corrida lors de la feria des Vendanges en septembre 2025. Il risquait jusqu'à 6 000 euros d'amende.
Une action militante qui divise
Le 19 septembre 2025, Jeremstar, de son vrai nom Jérémy Gisclon, s'était introduit dans les arènes de Nîmes avec deux autres militants anticorrida, brandissant une pancarte où l'on pouvait lire « F*ck corrida ». Cette action avait provoqué des réactions contrastées, entre soutien des associations de défense des animaux et indignation des aficionados.
La corrida n'est pas un sport
Lors de l'audience du 2 avril, le procureur avait requis des peines de 5 000 à 6 000 euros à l'encontre des trois prévenus, pour « entrée sur une aire de compétition d'une enceinte sportive troublant le déroulement de la compétition ». Cependant, les magistrats ont estimé que les arènes ne constituent pas une enceinte sportive et que la corrida n'est pas une épreuve sportive. Ce raisonnement juridique a permis la relaxe de Jeremstar.
Une décision saluée par ses soutiens
De nombreux sympathisants s'étaient rassemblés devant le tribunal de Nîmes pour soutenir l'influenceur. À l'annonce du verdict, Jeremstar a exprimé sa satisfaction, saluant une décision « juste » et « logique ». Il a également réaffirmé son engagement contre la tauromachie.
Cette relaxe pourrait avoir des répercussions sur d'autres actions militantes similaires, en clarifiant le statut juridique des arènes et des corridas. Pour les opposants à la corrida, c'est une victoire symbolique importante.



