Le média spécialisé L’Étudiant a publié ce mercredi 27 mai son classement des meilleures villes étudiantes en France en 2026. Malgré un remaniement complet de la méthodologie et l’introduction de nouveaux critères, Montpellier résiste et confirme sa popularité auprès des jeunes.
Une méthodologie repensée
C’est une question cruciale pour des millions de jeunes chaque année : quelle ville choisir pour ses études ? Au terme d’une évaluation rigoureuse de 50 villes françaises accueillant au moins 7 500 étudiants, L’Étudiant a dévoilé son très attendu classement des meilleures villes étudiantes 2026. Cette édition est marquée par une refonte importante de la méthodologie, avec l’intégration d’un critère inédit d’accessibilité handicap en partenariat avec l’APF Handicap, ainsi qu’une révision des calculs pour la qualité de l’air, l’offre culturelle et l’offre de formation.
Le podium inchangé malgré les changements
Malgré ces changements majeurs, le podium n’a que peu bougé. Déjà sur la première marche du podium l’année passée, Toulouse conserve sa couronne en 2026, portée par les efforts de la ville en matière d’emplois, de transports et de culture, ainsi que par le grand nombre d’initiatives locales destinées aux étudiants. Rennes se positionne en deuxième position et Montpellier vient compléter le top 3.
Le top 15 des meilleures villes étudiantes
- Toulouse
- Rennes
- Montpellier
- Caen
- Nantes
- ex aequo : Brest / Lyon
- ex aequo : Angers / Dijon
- Bordeaux
- Strasbourg
- ex aequo : Besançon / Lille
- Grenoble
- ex aequo : Clermont-Ferrand / Nancy
Montpellier, place forte du sud de la France
La capitale de l’Hérault est une habituée du podium : deuxième ex-aequo en 2025, pole position en 2024, troisième en 2023… Comment expliquer un tel succès ? Avec ses 80 000 étudiants, soit plus de 17 % de la population de la ville, Montpellier se distingue par son dynamisme, sa proximité au littoral mais aussi par la vitalité de son marché de l’emploi. La ville récolte d’ailleurs un beau 10/10 sur ce dernier critère. Mais c’est son offre de transports et la maîtrise du coût de la vie qui lui permettent de surpasser ses adversaires dans un contexte économique tendu, avec la gratuité totale du réseau de transports en commun et une offre de logement jugée « satisfaisante ».
Nîmes et Perpignan à la traîne
Les villes sont classées par intervalles à partir du 22e rang et sont donc à égalité. Nîmes, qui accueille aujourd’hui plus de 12 000 étudiants, se place dans le ventre mou du classement avec une note légèrement en dessous de la moyenne (60 sur 103). La capitale du Gard, plus abordable pour un budget restreint que d’autres villes du Sud, attire de plus en plus d’étudiants. Avec 43,5 sur 103, Perpignan vient clôturer la liste, dans l’intervalle 41-50. Son marché de l’emploi, noté 8/10, ne permet pas de rattraper sa mauvaise attractivité et une vie étudiante peu dynamique.
Paris dégringole
Le Grand Ouest réalise un tir groupé historique dans le classement en 2026. Il place trois villes étudiantes dans le top 5 et en compte d’autres dans les 10 meilleures. Caen et Nantes viennent ainsi compléter le top 5, se hissant respectivement d’un et de trois rangs par rapport à l’année passée. Le palmarès a par ailleurs été bouleversé par l’entrée de trois nouvelles villes : Valence qui intègre directement le top 40, ainsi que Bayonne et Lorient qui prennent place dans le top 50. Quant à la capitale, elle s’effondre à la 19e place en raison du coût du logement, malgré une attractivité record.



