Une soirée qui tourne au cauchemar
Jeudi soir, à Saint-Marcellin (Isère), Catherine Guerry, correspondante locale de presse, a vécu une expérience traumatisante. Après une réunion à la Maison des associations, elle emprunte l'ascenseur municipal pour quitter le bâtiment vers 19h20. Mais la cabine se bloque brutalement entre deux étages, plongeant l'utilisatrice dans le noir complet suite à une coupure de courant.
Une attente interminable
Rapidement, Catherine contacte la société de maintenance puis les secours. Les pompiers arrivent vers 20h30, mais l'intervention se complique en raison de l'accès sécurisé au bâtiment, nécessitant un badge ou un code en soirée. Les secours doivent attendre l'arrivée d'un élu d'astreinte pour pénétrer dans les locaux. Une fois sur place, les sapeurs-pompiers tentent plusieurs manœuvres pour débloquer la cabine, mais en vain.
Un technicien appelé en renfort
Un technicien de l'ascensoriste, parti de Montélimar, arrive vers 22h30 mais constate l'impossibilité de remettre l'appareil en fonctionnement. Pendant ce temps, Catherine garde son calme : "Je suis restée allongée sur le sol pour économiser mes forces", confie-t-elle. Son téléphone finit par tomber en panne de batterie, la laissant sans moyen de communication.
Une libération spectaculaire
Peu avant minuit, faute de solution, les secours décident d'employer les grands moyens. La trappe de secours située au-dessus de la cabine est démontée et le faux plafond détruit pour créer un accès. Une échelle est ensuite installée pour permettre à la victime de sortir. La délivrance intervient finalement à 0h07, après près de cinq heures d'attente.
Un problème de vétusté
Cet incident intervient alors que la municipalité mène depuis plusieurs années un vaste chantier de modernisation de ses ascenseurs. La Ville prévoit désormais un programme d'investissements estimé à 840 000 euros pour remplacer ou rénover les appareils les plus vétustes. Lundi encore, l'ascenseur concerné était hors service.



