Feria de Nîmes 2026 : les bodegas respectent-elles les limites sonores ?
Feria de Nîmes 2026 : les bodegas respectent-elles les limites sonores ?

Des contrôles sonores pendant la feria

Durant toute la feria de Pentecôte à Nîmes, la police municipale a procédé à des contrôles sonores dans les bars et bodegas ouverts jusqu'au bout de la nuit. Samedi 23 mai, à 23 h 30, le boulevard Victor-Hugo et la place de la Maison Carrée étaient bondés de festaïres. La chaleur diurne avait cédé la place à de forts effluves d'alcool et de sueur.

Une demi-douzaine de policiers municipaux fendait la foule en file indienne, se tenant par l'épaule. En tête de cortège, deux agents tenaient des sonomètres, des appareils de mesure du volume sonore. « Parfois, certains me demandent si c'est un éthylotest », sourit l'un d'eux.

Une limite fixée à 100 décibels

Un arrêté municipal a fixé le volume sonore maximal à 75 décibels en journée et à 85 décibels le soir à partir de 18 heures. Les policiers effectuent des rondes et mesurent le son au milieu des fêtards. Le sonomètre utilisé, d'une valeur de 10 000 euros, enregistre le son sur une durée donnée et calcule une moyenne, contrairement aux appareils classiques.

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Les résultats sont précis : 89 décibels pour un premier bar, 92,3 pour une bodega voisine. Après une vingtaine de mètres, le sonomètre affiche 98 décibels, le score le plus élevé de la soirée. Un policier fait alors signe au DJ de baisser le son, ce qu'il fait sans protester.

Tolérance et verbalisation

Les résultats nocturnes sont supérieurs aux limites, mais tant que la barre des 100 décibels n'est pas franchie, les policiers restent détendus. « Quand on enregistre un volume à 86-88 décibels, on a une tolérance », explique la directrice adjointe de la police municipale. Au-delà de 90 décibels, un rappel est effectué. Ce n'est qu'à plus de 100 décibels qu'une verbalisation est possible, avec une amende pouvant atteindre 1 500 euros.

Un bilan positif

Finalement, les soirées de feria se sont bien déroulées, sans aucune verbalisation. « Les deux premiers soirs, nous avons fait de la prévention, poursuit la directrice adjointe. La très grande majorité joue le jeu. Quand il y a du dialogue, tout se passe bien. »

Pour Nicolas Nadal, adjoint à la sécurité du nouveau maire Vincent Bouget, le bilan est un soulagement. Avant la feria, la tentative de la mairie de réduire le volume à 60 décibels en journée avait suscité une levée de boucliers. « Des compromis ont été trouvés, explique-t-il. Cela a été apprécié, surtout le midi pour les restaurateurs. »

Outre le volume sonore globalement respecté, la police municipale n'a signalé aucun événement grave, seulement quelques rixes et la mise en sécurité de jeunes éméchés. « On sent déjà une hausse de fréquentation, ce qui rend le résultat encore plus positif », conclut Nicolas Nadal.

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