Belin-Béliet : aide d'urgence au Liban et tensions sur des intimidations
Belin-Béliet : aide au Liban et tensions au conseil

Les élus de Belin-Béliet ont voté une aide d'urgence pour les populations civiles libanaises lors du conseil municipal du 21 mai, malgré l'opposition d'une partie de l'assemblée. La séance a également été marquée par des échanges tendus autour d'actes d'intimidation dénoncés par un conseiller municipal.

Une aide de 1 000 euros pour le Liban

Les conseillers ont approuvé, à la majorité, le versement d'une aide exceptionnelle de 1 000 euros au fonds Faceco, un dispositif du ministère de l'Europe et des Affaires étrangères destiné à soutenir les populations civiles du Liban touchées par la guerre au Moyen-Orient et les frappes menées dans le pays. Le maire Rédouane Louaazizi a défendu cette démarche qu'il a qualifiée de « symbolique mais importante ». Il a également insisté sur le contrôle exercé par le ministère sur l'utilisation des fonds.

L'opposition conteste la décision

Au nom de l'opposition Vivre Belin-Béliet, Nathalie Gaillard-Bienfait a contesté cette décision, estimant que les priorités devaient rester locales. Elle a évoqué les difficultés sociales rencontrées dans la commune, notamment le chômage, la précarité des familles monoparentales et le coût du carburant. L'élue avait proposé d'affecter cette somme à un « bouclier carburant communal », via le Centre communal d'action sociale, pour les ménages modestes.

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Tensions en fin de séance

En fin de séance, les questions diverses ont donné lieu à des échanges plus tendus. L'élu d'opposition Patrick Fayada (Rassemblons Belin-Béliet) a dénoncé des actes d'intimidation dont il est victime depuis mars. Il a évoqué des arbres coupés bloquant l'accès à son domicile et mettant en danger sa famille, ainsi que l'accès pour la Défense des forêts contre les incendies. « Vous n'avez réagi à aucun des actes d'intimidation dont j'ai été victime alors que vous étiez à chaque fois en copie des mails que j'ai envoyés à la gendarmerie. Aucun témoignage d'indignation. Pas de soutien. »

Tout en blâmant ces actes de vandalisme et d'intimidation, le maire a précisé à l'élu que « la piste concernée est une servitude et non la propriété de M. Fayada, et que les arbres appartiennent à un propriétaire forestier privé ». Il a donc invité les personnes concernées à déposer plainte pour le propriétaire des arbres et à faire une main courante pour Patrick Fayada, afin qu'une enquête puisse être engagée.

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