Le gouvernement grec poursuit le renforcement de ses capacités militaires face aux enjeux géopolitiques en Méditerranée orientale. Ce dimanche, le Premier ministre Kyriakos Mitsotakis a annoncé l'approbation par le conseil gouvernemental pour la défense et les affaires étrangères (KYSEA) de l'achat de deux frégates italiennes de type Bergamini (Fremm).
Une décision stratégique pour la marine grecque
Outre cette acquisition, le KYSEA a également validé la modernisation des frégates MEKO, conçues par le groupe allemand ThyssenKrupp Marine Systems (TKMS). Le coût total de ces opérations n'a pas été divulgué. Le Premier ministre a précisé sur sa page Facebook que ces mesures visent à renforcer les capacités de la marine de guerre hellénique.
Des investissements dans la cybersécurité
Kyriakos Mitsotakis a ajouté que le gouvernement avance également dans l'achat de nouveaux dispositifs de cryptage pour garantir la confidentialité des communications des forces armées. Ces décisions doivent encore être approuvées par le Parlement grec, où le parti de droite Nouvelle Démocratie détient une majorité absolue.
La Grèce, un acteur majeur de la défense européenne
Avec plus de 3 % de son PIB consacré à la défense, la Grèce figure parmi les quatre pays de l'OTAN les plus dépensiers, derrière la Pologne, l'Estonie et la Lettonie. Athènes justifie ces investissements par les tensions récurrentes avec la Turquie, son rival historique et partenaire au sein de l'Alliance atlantique.
Des accords avec la France et l'Italie
Le Premier ministre grec s'était entretenu avec son homologue italienne Giorgia Meloni à Rome mi-mai, et les deux dirigeants avaient participé à un Forum Europe-Pays du Golfe en Grèce. Par ailleurs, un accord franco-grec signé en 2021 avait déjà conduit à l'achat de 24 Rafale et de trois frégates Belharra, auxquelles s'est ajoutée une quatrième l'an dernier. Cet accord a été renouvelé fin avril lors de la visite du président français Emmanuel Macron à Athènes.
Un plan de refonte de l'armée sur 12 ans
La Grèce a également lancé une refonte de son armée sur 12 ans, dotée d'un budget d'environ 25 milliards d'euros. Ce plan inclut notamment la création d'un dôme antimissiles, antiaérien et antidrones baptisé « Bouclier d'Achille ».



