Coupe du monde et concerts : l'économie de l'expérience en plein boom
Coupe du monde et concerts : l'économie de l'expérience

Quel rapport entre la Coupe du monde de football et les prochains concerts de Céline Dion ? Cette envie irrépressible de participer à la fête. Noyé dans la foule. Happé par la satisfaction de l'expérience. C'est tout le paradoxe – certains diront la conséquence – d'une société claquemurée derrière les écrans, où la dématérialisation touche tout et tout le monde et où la solitude pourrait être érigée en mal du siècle.

Jamais les grands événements n'ont drainé autant de public. Et d'argent. Qu'ils soient sportifs, à l'image du Mondial de foot qui commence cette semaine, ou artistiques comme les concerts de Rosalia, Taylor Swift et les grandes expositions à l'instar de la rétrospective Matisse au Grand Palais qui fait un tabac. Un espace clos où pendant quelques heures, l'origine et les classes sociales se dissolvent dans la ferveur du moment unique.

Les organisateurs de ces grandes messes l'ont bien compris, rivalisant de gigantisme. Résultat : une inflation des coûts, et plus encore une flambée des prix qui rend cette économie de l'expérience très rentable.

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Au point d'avoir un effet macroéconomique. Selon une étude menée conjointement par la Fifa et l’Organisation mondiale du commerce, la Coupe du monde 2026 pourrait générer près de 80 milliards de dollars de production économique mondiale et pour les seuls États-Unis, l'impact positif atteindrait 0,1 point de PIB. Les experts de la banque Natixis, eux, ont estimé que les 16 concerts donnés par Céline Dion à Paris cet automne ajouteraient entre 0,04 et 0,07 point de PIB à la France au troisième et quatrième trimestre. Toujours bon à prendre quand la croissance est atone.

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