Une percée apparente après des semaines de blocages et de menaces ? L’Iran et les États-Unis pourraient signer un accord ce dimanche, même si ses contours ou ses chances d’aboutir restent incertains. Donald Trump a estimé samedi à « 50-50 » les chances d’un « bon » accord ou d’une reprise de la guerre, dans des déclarations à des médias américains. Selon CBS News, qui cite des sources proches des discussions, la dernière proposition comprendrait la réouverture du détroit d’Ormuz, le dégel de certains actifs iraniens dans des banques à l’étranger, et la poursuite des négociations pour 30 jours supplémentaires. Le dossier nucléaire ne ferait à ce stade pas partie des négociations.
Des enjeux stratégiques majeurs
Le détroit d’Ormuz est un passage stratégique pour le transport du pétrole. Sa réouverture serait cruciale pour la stabilité des marchés énergétiques mondiaux. Par ailleurs, le dégel des actifs iraniens pourrait apporter un soulagement économique à Téhéran, soumis à de lourdes sanctions américaines. Cependant, l’absence du dossier nucléaire dans les discussions actuelles soulève des interrogations sur la portée réelle de cet accord.
Réactions internationales
Les chancelleries européennes suivent de près ces développements. L’Union européenne a appelé à une désescalade et soutient toute initiative diplomatique. La Russie et la Chine, partenaires de l’Iran, restent prudentes et attendent des détails concrets.
Alors que les négociations entrent dans une phase décisive, le monde retient son souffle. Un accord ce dimanche pourrait marquer un tournant dans les relations entre les deux pays, mais les risques d’échec demeurent élevés.



