Une frappe aérienne israélienne a tué une famille entière dans la bande de Gaza, dont un nourrisson de quelques mois, ont rapporté dimanche 24 mai des responsables palestiniens. L'attaque, qui a eu lieu dans la nuit de samedi à dimanche, a détruit une maison dans le quartier de Zeitoun, à l'est de la ville de Gaza. Selon les secouristes, huit membres d'une même famille ont péri, parmi lesquels un bébé et trois enfants.
Des victimes civiles en hausse
Ce drame survient dans un contexte d'escalade de la violence entre Israël et le Hamas. Depuis le début de l'offensive israélienne dans la bande de Gaza, le nombre de victimes civiles ne cesse d'augmenter. Selon le ministère de la Santé de Gaza, plus de 35 000 Palestiniens ont été tués, dont une majorité de femmes et d'enfants. L'armée israélienne affirme pour sa part cibler uniquement des infrastructures du Hamas et prendre des mesures pour éviter les pertes civiles.
Réactions internationales
La communauté internationale a condamné cette nouvelle frappe meurtrière. L'ONU a appelé à une enquête indépendante, tandis que plusieurs pays ont réitéré leur demande d'un cessez-le-feu immédiat. Les États-Unis, allié d'Israël, ont exprimé leur préoccupation tout en réaffirmant le droit d'Israël à se défendre.
Les témoins sur place décrivent des scènes de désolation. Les secouristes ont passé des heures à déblayer les décombres à la recherche de survivants. « Nous avons retrouvé le corps du nourrisson dans les bras de sa mère », a déclaré un secouriste, la voix brisée. Les familles endeuillées réclament justice et la fin des bombardements.
Le conflit, qui dure depuis plusieurs mois, a déjà provoqué une catastrophe humanitaire dans la bande de Gaza. Les hôpitaux sont submergés, les pénuries d'eau et de nourriture s'aggravent, et des milliers de personnes sont déplacées. Les appels à une trêve se multiplient, mais les combats continuent.
Israël justifie ses frappes par la nécessité de neutraliser les capacités militaires du Hamas, responsable d'attaques contre son territoire. Cependant, les critiques s'intensifient face au lourd bilan civil. Des organisations de défense des droits humains accusent l'armée israélienne de violations du droit international humanitaire. L'ONU a estimé que plus de la moitié des morts sont des femmes et des enfants.
Dans ce climat de violence, l'espoir d'une paix durable s'éloigne. Les négociations indirectes entre les deux parties, médiatisées par l'Égypte et le Qatar, n'ont pas encore abouti à une trêve. La communauté internationale est appelée à agir pour protéger les civils et mettre fin à cette tragédie.



