Un homme discret en pleine ascension
Et si Gadi Eisenkot était le futur Premier ministre d'Israël ? À quelques mois des prochaines élections législatives, l'ancien chef d'état-major de Tsahal (2015-2019) crée la surprise. Actuellement troisième dans les sondages, il est pourtant la personnalité politique la plus populaire du pays. À la tête du parti centriste Yashar, il s'impose comme le leader du bloc anti-Netanyahou.
Un parcours militaire et politique
Eisenkot a servi comme chef d'état-major pendant quatre ans, avant de rejoindre le cabinet de guerre de Benyamin Netanyahou après les attentats du 7 octobre. Mais il est rapidement devenu un fervent opposant au Premier ministre. Aujourd'hui, alors que la coalition gouvernementale est menacée d'implosion et qu'un projet de loi de dissolution du Parlement a été déposé, ouvrant la voie à des élections dans 90 jours, Eisenkot se positionne comme l'homme du renouveau.
Un Israélien ordinaire
Discret et modeste, Eisenkot incarne une figure d'« Israélien ordinaire » qui séduit une partie de l'électorat lassé par les années Netanyahou. Son discours centriste et son expérience militaire rassurent. Il promet de tourner la page de l'ère Netanyahou et de restaurer la confiance dans les institutions.
Les défis à venir
Malgré sa popularité, Eisenkot devra convaincre au-delà de son socle électoral. Les élections s'annoncent serrées, et le bloc anti-Netanyahou reste fragmenté. Mais pour beaucoup, il incarne l'espoir d'un changement. Le scrutin, initialement prévu fin octobre, pourrait être avancé. En attendant, Eisenkot poursuit sa campagne, discret mais déterminé.



