Eric Zemmour, le polémiste et candidat à la présidentielle française, a effectué une visite remarquée à Washington où il a revendiqué sa proximité avec l'ancien président américain Donald Trump et le mouvement Make America Great Again (MAGA). Cette prise de position, qui intervient à quelques mois de l'élection présidentielle française, a suscité de vives réactions tant en France qu'aux États-Unis.
Un discours trumpiste assumé
Lors d'un discours prononcé devant un cercle restreint de sympathisants, Zemmour a salué le bilan de Donald Trump, qu'il considère comme un modèle de leadership fort et de défense des valeurs traditionnelles. Il a notamment loué sa politique migratoire restrictive et son approche économique protectionniste. Le candidat français a également exprimé son admiration pour le mouvement MAGA, qu'il perçoit comme un exemple de mobilisation populaire contre les élites mondialistes.
Rencontres avec des figures conservatrices
Au cours de son séjour, Zemmour a rencontré plusieurs figures influentes de la droite américaine, dont des conseillers de l'ancien président et des membres du think tank Heritage Foundation. Ces échanges ont porté sur les stratégies de communication et les thèmes de campagne, notamment la lutte contre l'immigration illégale et la défense de la souveraineté nationale.
Réactions contrastées
Cette visite n'a pas manqué de faire réagir. Aux États-Unis, certains médias conservateurs ont salué la démarche de Zemmour, y voyant un renforcement des liens entre les droites nationalistes des deux côtés de l'Atlantique. En revanche, des voix démocrates ont dénoncé une ingérence dans les affaires internes américaines, tandis qu'en France, ses adversaires politiques l'ont accusé de vouloir importer un modèle politique clivant.
Un pari risqué pour la campagne française
Pour Eric Zemmour, ce voyage à Washington est un pari risqué. Si cette proximité affichée avec Trump pourrait séduire une partie de l'électorat de droite, elle pourrait aussi lui aliéner les modérés et renforcer l'image d'un candidat extrémiste. Alors que la campagne présidentielle bat son plein, cette stratégie de rapprochement avec le trumpisme pourrait s'avérer à double tranchant.



