Belgrade : 180 000 manifestants exigent des élections anticorruption
Belgrade : 180 000 manifestants pour des élections

Plus de 180 000 personnes ont défilé dans les rues de Belgrade ce samedi pour réclamer des élections anticipées, dans le cadre d'un mouvement anticorruption qui gagne en ampleur. Les manifestants, venus de toute la Serbie, ont scandé des slogans contre le gouvernement et exigé la tenue de scrutins libres et transparents.

Un mouvement en pleine expansion

Cette mobilisation, la plus importante depuis le début du mouvement il y a plusieurs mois, témoigne d'un mécontentement croissant de la population face à la corruption endémique et à l'absence de réformes. Les organisateurs, issus de la société civile et de l'opposition, appellent à une désobéissance civile jusqu'à l'obtention de nouvelles élections.

Le président serbe, Aleksandar Vucic, a jusqu'à présent rejeté ces demandes, qualifiant les manifestants de "marionnettes de l'étranger". Cependant, la pression populaire ne cesse de monter, et certains analystes estiment que le gouvernement pourrait être contraint de céder.

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Des revendications claires

Les manifestants réclament non seulement des élections anticipées, mais aussi la mise en place d'une commission indépendante pour lutter contre la corruption et le départ de plusieurs hauts responsables accusés de malversations. Le mouvement, bien que pacifique, a été marqué par des affrontements sporadiques avec la police, qui a fait usage de gaz lacrymogène pour disperser des groupes plus radicaux.

La communauté internationale suit de près la situation en Serbie, pays candidat à l'Union européenne. Bruxelles a appelé au dialogue et au respect des droits de l'homme, tandis que les États-Unis ont exprimé leur soutien aux aspirations démocratiques du peuple serbe.

Cette mobilisation massive intervient alors que la Serbie est confrontée à une crise économique et sociale, aggravée par la pandémie de Covid-19 et la guerre en Ukraine. Le gouvernement est accusé de gérer ces crises de manière opaque et de favoriser les intérêts des oligarques proches du pouvoir.

Les prochains jours seront décisifs pour l'avenir politique du pays. Les organisateurs du mouvement ont promis de maintenir la pression jusqu'à l'obtention de concessions significatives. La question est désormais de savoir si le gouvernement de Vucic acceptera de négocier ou s'il choisira la répression.

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