Le cycle de conférences sur l’histoire gallo-romaine, organisé par l’association Pont du Gard et Patrimoine, s’est poursuivi samedi 25 avril à la Maison des associations de Castillon-du-Gard. Le thème abordé concernait les progrès récents dans la datation des vestiges archéologiques, développé avec talent et une grande dose de pédagogie par l’intervenant Pierre Muller, physicien, professeur à Aix-Marseille Université et directeur du Centre interdisciplinaire de nanosciences de Marseille (CINAM).
Le scientifique a su captiver son auditoire en évoquant successivement la mesure, le carbone 14, la thermoluminescence (et l’OSL), l’archéomagnétisme, ainsi que les autres méthodes nucléaires en géologie. La méthode la plus connue concerne l’utilisation du carbone 14, qui est un isotope radioactif du carbone (noté 14C), utilisé principalement pour dater des échantillons anciens, notamment en archéologie. Il est formé dans l’atmosphère et se trouve dans tous les organismes vivants. La méthode de datation au carbone 14 repose sur la mesure de la proportion de cet isotope dans un échantillon, permettant ainsi de déterminer son âge depuis la mort de l’organisme.
De plus, le carbone 14 joue un rôle important dans le cycle biogéochimique du carbone et il est utilisé pour surveiller les changements environnementaux. Cette conférence a permis au public de mieux comprendre les avancées scientifiques dans ce domaine et leur application à l’archéologie locale.



