En Camargue, la colère monte contre une ligne à haute tension
Camargue: colère contre projet de ligne haute tension

En Camargue, le projet de ligne aérienne à très haute tension porté par RTE (Réseau de transport d'électricité) provoque un tollé. Les habitants, les élus locaux et les associations environnementales montent au créneau contre cette infrastructure qui traverserait la région sur plusieurs dizaines de kilomètres. Le bruit des câbles, l'impact visuel et les risques pour la faune et la flore sont au cœur des préoccupations.

Un projet contesté dès le départ

Le projet, baptisé « Jonquilles-Manduel », vise à relier deux postes électriques pour renforcer le réseau dans le Sud-Est. Mais son tracé traverse des zones naturelles protégées, dont le parc naturel régional de Camargue. Les opposants dénoncent un manque de concertation et des études d'impact insuffisantes. « On nous impose un projet qui défigure notre territoire », s'indigne un habitant.

Les impacts sur la biodiversité

La Camargue est un haut lieu de la biodiversité, avec des espèces emblématiques comme les flamants roses, les taureaux et les chevaux sauvages. Les associations craignent que la ligne ne perturbe les oiseaux migrateurs et n'altère les écosystèmes fragiles. « Les câbles sont des pièges mortels pour les oiseaux », alerte un ornithologue. De plus, les pylônes de 50 mètres de haut modifieraient le paysage unique de la région.

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Une mobilisation citoyenne

Un collectif d'opposants s'est formé, organisant des réunions publiques et des manifestations. Une pétition a recueilli des milliers de signatures. Les élus locaux, de toutes tendances politiques, soutiennent le mouvement. « Nous ne sommes pas contre l'énergie, mais contre ce projet destructeur », déclare un maire. Ils demandent une alternative souterraine ou un tracé moins impactant.

La réponse de RTE

De son côté, RTE justifie le projet par la nécessité de sécuriser l'alimentation électrique de la région et d'intégrer les énergies renouvelables. L'entreprise affirme avoir mené des études approfondies et propose des mesures compensatoires. « Nous sommes ouverts au dialogue », assure un porte-parole. Mais les opposants restent sceptiques : « Le dialogue n'a pas eu lieu, on nous a mis devant le fait accompli. »

Quelles suites ?

Le débat public est en cours, et une décision est attendue dans les mois à venir. Les opposants promettent de poursuivre la mobilisation, y compris par des actions en justice. La Camargue pourrait devenir un symbole de la lutte contre les infrastructures jugées inutiles et nuisibles. « Nous défendons notre patrimoine naturel, c'est une cause qui nous dépasse », conclut un militant.

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