Malgré une météo capricieuse, un millier de visiteurs ont découvert les savoir-faire de nos ancêtres lors d’un événement organisé au pied de la falaise de Peyzac-le-Moustier, marqué par des démonstrations et un symposium international de taille de silex.
Certes, la météo de ce week-end de l’Ascension, du jeudi 14 au samedi 16 mai, n’a pas été de la partie avec des journées fraîches et pluvieuses. Cependant, un millier de visiteurs amateurs de préhistoire se sont retrouvés au pied de la falaise de La Roque Saint-Christophe, au Moustier. Il suffisait d’être muni du billet d’entrée au site pour accéder librement à un véritable campement préhistorique. Pour la seconde année, le lieu a accueilli le public autour des gestes, du savoir-faire et des traditions de nos ancêtres. Dans une ambiance pédagogique, une douzaine d’animateurs ont emmené les visiteurs à la découverte de la vie quotidienne des chasseurs-cueilleurs, à travers les métiers et rituels de la vie ancestrale.
Pistage préhistorique
Plusieurs démonstrations ont été effectuées : Mélody à l’atelier de pistage préhistorique, Pascal à l’initiation aux instruments de musique et à la fabrication de rhombes (un instrument à vent et à corde), Nicolas à la confection de sagaies et de propulseurs, Angélique à l’allumage du feu, Mathilde à l’art de la parure, Pauline à la poterie néolithique, Robin au tannage de la peau, Adeline au maquillage d’inspiration préhistorique ou encore Florence à la vannerie sauvage. Mathilde a initié les enfants à l’art de la parure. Du tir à l’arc et au propulseur, ainsi qu’un atelier sur l’alimentation des ancêtres à base de poissons, œufs, baies et herbes, étaient également présentés tout au long de ce week-end de découverte.
Taille de silex
Cette année, une trentaine de tailleurs de silex ont exposé leur savoir en échangeant sur les techniques de taille et les dernières recherches en la matière, tout en présentant de magnifiques pièces (dagues, poignards, bifaces, haches polies, etc.). Robin a présenté des techniques de tannage de peau. « L’idée est de partager une préhistoire vivante afin de transmettre la démarche du tourisme responsable de notre patrimoine au public », souligne Nathalie Jouat, la responsable communication du site.



