Mobilité France-Italie : des pistes concrètes pour améliorer les transports
Mobilité France-Italie : des pistes concrètes pour les transports

À l'occasion du troisième comité de coopération frontalière organisé à Aoste (Italie) le 4 juin 2026, la question de la mobilité entre la France et l'Italie a été longuement abordée. La présidente de la communauté de la Riviera française, Alexandra Masson, et la conseillère régionale Laurence Boetti-Forestier sont notamment intervenues.

Un symbole fort dans la vallée d'Aoste

La vallée d’Aoste a une particularité : à la fois l’italien et le français y sont langues officielles. L’organisation du 3e comité de coopération frontalière entre les deux pays au fort de Bard, le 4 juin 2026, était en ce sens un symbole fort. Que les différents acteurs se sont attachés à rendre concret. Parmi les participants, on comptait les deux ministres des affaires étrangères. Mais aussi deux élues locales : la conseillère régionale Laurence Boetti-Forestier et la présidente de la communauté de la Riviera française (Carf), Alexandra Masson.

Des avancées sur la ligne ferroviaire Nice-Breil-Cuneo

« Ce sont toujours des occasions pour faire remonter les problématiques du terrain. Nous étions ainsi tous heureux que les travaux menés sur la portion française de la ligne ferroviaire Nice-Breil-Cuneo soient terminés. Et que les deux pays aient enfin réussi à trouver un accord plus juste concernant les règles de financement », observe Laurence Boetti Forestier. L’élue, qui s’illustre depuis dix ans à la Région sur les thèmes des transports et de la coopération transfrontalière, a désormais hérité du dossier de la ligne ferroviaire Vintimille-Breil-Cuneo.

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« Il est indispensable de poursuivre nos efforts pour lever les points de blocage et améliorer concrètement les déplacements des usagers. Nous travaillons activement sur la coordination des horaires, l’information voyageurs et la billetterie afin de rendre les déplacements plus simples, plus lisibles et plus fluides », clame-t-elle.

Un problème financier persistant pour la ligne Côte d'Azur-Ligurie

Lors du comité, l’élue de la Roya a par ailleurs rappelé la nécessité de relancer la concertation et les tables rondes autour de la convention de 1951 qui régit le service public ferroviaire entre la Côte d’Azur et la Ligurie. Car un gros point de blocage persiste sur le volet financier. « La Région Sud assure le service public ferroviaire jusqu’à Vintimille mais l’Italie devrait payer pour la portion italienne. Cela représente un manque de 2,5 millions d’euros par an », souffle Laurence Boetti-Forestier.

À ses yeux, il était important de mettre la lumière sur ce problème avant de pénaliser les usagers en arrêtant le service ou en augmentant le prix des billets afin de compenser les pertes. « Les ministres ont entendu, ils vont travailler dessus. Je leur ai fait remarquer que nous étions parvenus à renégocier la convention de 1970 pour la ligne Cuneo-Breil-Vintimille. Je garde donc espoir qu’on arrive à la même chose sur celle-ci. »

Des initiatives pour les jeunes et une ligne de cars expérimentale

Attachée à faire remonter les doléances de l’est des Alpes-Maritimes au plus haut niveau, la conseillère régionale voit dans ces réunions officielles l’occasion de lever les freins et les blocages. Même si l’occasion est bonne, aussi, pour évoquer les choses qui fonctionnent. Et notamment les programmes mis en place pour faciliter la mobilité des jeunes entre la France et l’Italie.

En tant que présidente de la Carf, Alexandra Masson a quant à elle souhaité réaffirmer l’importance du projet de Groupement européen de coopération territoriale (GECT) – initié par son prédécesseur, aux côtés d’une vingtaine de communes italiennes de Ligurie et du Piémont. L’objectif étant de « structurer un véritable bassin de vie de plus de 200 000 habitants » entre les deux pays.

« Cette coopération dépasse largement les frontières administratives. Elle doit permettre d’apporter des réponses concrètes aux enjeux du quotidien, notamment en matière de mobilité, de transports et de gestion de l’eau », souligne l’élue RN. Annonçant une première bonne nouvelle concrète : la mise en place d’une ligne de cars transfrontalière expérimentale, destinée aux habitants et aux travailleurs qui franchissent chaque jour la frontière.

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Menton candidate pour le Comité du Quirinal en 2027

Sur un plan davantage administratif, Alexandra Masson indique avoir également proposé la candidature de Menton pour accueillir le Comité du Quirinal en 2027, ainsi que le futur secrétariat permanent du Comité du Quirinal. « Menton est une ville frontalière, mais surtout une ville de dialogue, d’échanges et de projets. Nous continuerons à porter cette ambition européenne au service de nos habitants et de notre territoire », assure-t-elle.